Dans un projet culturel, les images ont un poids propre. Un catalogue de festival de cinéma, un livret d'exposition, un livre d'artiste. Le contenu visual est déjà extraordinaire avant que j'arrive. Photographies, œuvres d'art, affiches historiques. Le défi est de lui donner un cadre qui soit à sa hauteur.
Ce qui rend ce type de projet différent, c'est ce qui se passe entre le concept et le résultat final. Le directeur artistique a défini une ligne, a maçonné des exemples de pages avec un contenu idéal. Et puis arrive le contenu réel.

Les photos n'ont pas toujours l'orientation prévue. Certaines doivent être plus petites parce que la qualité ne suit pas. Les textes sont plus longs ou plus courts que prévu. Et il faut trouver des solutions qui respectent l'idée originale sans que l'on remarque que quelque chose ne s'est pas passé comme prévu.

Mise en page du catalogue du Festival de Gérardmer — illustration de Chloé Bordils
Cela demande à la fois du discernement et de la sensibilité. Bien connaître la charte graphique définie pour pouvoir l'interpréter lorsque le contenu ne correspond pas exactement. Résoudre avec fluidité, sans forcer, sans que le résultat final ne perde de sa cohérence avec ce que le directeur artistique avait imaginé.

C'est le genre de projet que j'aime le plus. Parce que les images méritent ce soin.
Si vous voulez en savoir plus sur ma façon de travailler, vous pouvez le lire ici.
