Les artistes qui m'ont formé

16 mai 2026 | illustration

Dibujo infantil de Chloé Bordils en blanco y negro

Mes références sont les rencontres. Les choses que j'ai vues et qui sont restées en moi.

Modigliani. Ses portraits, les expressions, les positions des corps, les regards vides comme tournés vers l'intérieur.

Giacometti m'a appris que le corps dans l'espace dit tout. La posture, le geste, le mouvement. Ses figures n'ont pas besoin de contexte.

Chillida m'a donné la synthèse. La simplicité comme décision. L'espace vide comme partie de l'œuvre.

À la Halle Saint Pierre à Paris, j'ai découvert l'art outsider. Des autodidactes qui s'expriment avec ce qu'ils ont sous la main, sans académie derrière, sans la permission de personne. Il y a une exposition qui m'a particulièrement marqué : "Art Outsider et Folk Art des collections de Chicago", avec des œuvres de Bill Traylor. Une seule couleur, le mouvement, la position du corps. Quelque chose de très direct qui touche sans explication.

Et Gerhard Richter. Ses portraits flous et la lumière. Cette manière de montrer quelque chose qu'on ne voit presque pas et qui, de ce fait, attire davantage le regard.

Ils sont là.

Dibujo infantil de Chloé Bordils, sin academia, sin permiso de nadie

Dessin de quand j'étais petite. Sans académie. Sans la permission de personne.

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Ce que m'a appris la vie dans la montagne

Ce que m'a appris la vie dans la montagne
Je ne suis pas venu ici chercher la nature. Je suis venu chercher la simplicité.
Et la simplicité m'a amené ici.
À la montagne, pour aller plus lentement, pour prendre conscience de choses qui existent en ville mais que l'on ne prévoit pas. L'eau qu'il faut aller chercher à la fontaine pour qu'elle soit potable. Le bois qu'il faut préparer avant l'arrivée de l'hiver. Les fraises qu'il faut arroser pour qu'elles existent.
Rien n'arrive tout seul. Tout a un geste derrière.
Ma façon de dessiner et ma façon de vivre vont dans la même direction. La synthèse, l'essentiel, les personnages immobiles. Je ne sais pas ce qui est venu en premier. Mais les deux vont ensemble.
La nature n'embellit pas ma vie. C'est mon rythme.